27 février 2007
la cavale
ô jeune cavale, au regard farouche,qui court dans le près d'herbe grasse emplis, l'écume de neige argente ta bouche, la sueur ruiselle à tes flancs polis. Vigoureuse enfant des plaines de Thrace,tu hennis au bord du fleuve mouvant, tu fuis, tu bondis, la crinière au vent: les daims auraient peine à suivre ta trace mais bientôt, ployant sur tes jarrets forts, au hardi dompteur vainement rebelle, tu te soumettras, humble et non mois belle, et tes blanches dents rongeront le mors!
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